La particularité du Cap Vert pour la plongée et sa proximité avec le continent africain, proche de la Méditerranée et en plein Atlantique. Une précision importante car la faune est justement enrichie par cet aspect.

Après avoir décris l’Île de Sal version terre, voici le carnet de plongées. Sur une courte semaine, ce sont six immersions effectuées avec le club Padi Caboverdediving et la découverte du programme Aware grâce au boulot des divemasters.

De même que pour la température, le Cap Vert est décrit comme un passage pour les pélagiques. Oh joie! Nous nous attendions donc avec bonheur à apercevoir du requins, des raies, voire puisque c’était soi-disant la saison des baleines à bosses ou des dauphins (au moins du bateau).
Que dalle! Rien! Et ce pour 2 raisons idiotes:
1/ l’afflux de touristes et donc d’embarcations en tout genre, du nombre croissant de pêcheurs font fuir nos amis vers d’autres îles de l’archipels.
2/ bien qu’en moins grand nombre, les dauphins, raies mantas, requins et autres restent aux alentours de l’île mais les clubs n’ont pas envie de se faire chier. D’abord parce que la demande n’y est pas, et qu’en zodiac ce serait long. Alors lorsque tu demandes avec un groupe de plongeurs d’un bon niveau de pousser un peu pour s’y rendre, on fait mine que la mer aujourd’hui ne s’y prête pas, que demain il y aura du vent… Tu plonges au bord et basta!

Le club se situe sur la plage de l’hôtel Mélia Tortuga et propose pas mal d’autres activités comme du quad, du jetski ou du kite. Comme dans de nombreux clubs le matériel loué n’est pas exceptionnel mais en bon état pour la majorité. En effet, nous avons eu notre Régis à bord qui eu un mano en panne sur la première plongée: résultat au bout de vingt minutes il s’est retrouvé en panne sèche; et un détendeur foireux sur la seconde: rebelote! Outre le « pas de bol » de tomber sur les appareils défectueux, il aurait pu du vérifier, puis à la première plongée, quand à 30 mètres il alerte, le temps de remonter au palier de sécurité il a « sucer » le reste de la bouteille du divemaster qui s’est du coup replié sur mes 100 barres restantes!!!

Heureusement nous avions notre propre matos, sauf moi qui me suis fié à ce que j’avais lu sur le web et en étant persuadé que la température serait au dessus de 25°C me contenta d’une combi de 3mm afin d’alléger le sac et éviter trop de supplément bagage. Erreur, l’eau était à 22°C!!! Même avec la souris 2,5mm Tribord,  j’ai loué une 5mm au club.

 

 Alors même si la déception de ne voir du gros fut grande, les fonds sont riches et beaux. Les espèces sont bel et bien un mélange de poissons océaniques et tropicaux.

Les plongées ne dépassent que rarement les 30 mètres et la visibilité est souvent bonne. Malgré la mer souvent agitée à cause du vent soufflant quasi toute la journée, il y a peu de courant et les plongées sont faciles.
Le bateau, un beau semi-rigide, permet à une douzaine de plongeurs de faire les deux plongées proposées chaque matin. Le bateau mouille sur chaque site à une bouée. L’avantage est que lorsqu’il houle trop, que la visi est pourrie ou qu’il y a trop de courant, on est certain de plongée sur le site, de descendre au bon endroit grâce au bout immergé de la bouée. De même à la remontée pour le palier de sécurité. Le souci est qu’ils obligent quasiment l’aller-retour via ce bout à la queue leu-leu…

C’est le pays des tortues, mais plus tard dans l’année, nous avons eu la chance d’en croiser quelques une mais toujours du bateau et furtivement. Par contre, c’est le pays aussi des diodons, des nudibranches, des murènes de toutes sortes et des poissons scorpions. Ou alors mon oeil s’aiguise drôlement avec le temps…
Un bonheur pour le photographe sous-marin en herbe algue que je suis. Je n’ai jamais quitté le mode macro. Je regrette seulement d’avoir perdu à la première plongée le verre de ma torche pour les plans plus larges, notamment dans les nombreuses grottes et cavités que l’on trouve.

Il faut, pour terminer, souligner le travail important et malheureusement nécessaire du club pour nettoyer les sites de plongées. En participant au Project Aware, ils récoltent, identifient, classent et partagent ces données avec la communauté. De là, un site accessible par tous permet de voir les endroits de la planète les plus sales.

Tout le monde peut participer, soit en « récoltant » les déchets, soit en faisant un don. Ainsi, lorsque vous plongez, ramassez les bouteilles, les plastiques ou tout autre cochonneries laissées par l’Homme et remplissez le formulaire sur le site détaillant vos trouvailles. Vous alimentez ainsi la carte interactive du projet sensibilisant les internautes.

Dans le cas des deux plongées effectuées ce jour-là, les deux divemasters ont ramassé 10kg de saloperies très diverses comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

Je vous invite vivement à participer au programme et demander lors de votre prochain séjour si le club est membre actif du projet. Le site du Project Aware est ici

Et enfin, l’ïle de Sal au Cap Vert offre de belles plongées mais mériterait d’offrir des plongées plus loin du bord et permettre de découvrir toute la richesse de l’archipel. Ainsi comme je l’écrivais pour la partie séjour, c’est une île sur laquelle je ne reviendrai pas sans regretter d’y avoir poser mes palmes et me donne envie de découvrir les petites îles du nord comme São Vicente.